Soins ayurvédiques : réussir leur mise en place | SpaBoosting

Soins ayurvédiques : les différentes étapes pour réussir leur mise en place

Design de soins / 10.01.2020

L’ayurvéda est aujourd’hui plébiscité par de nombreux centres de bien-être et spa. Qu’il s’agisse de cures de thalassothérapie, de séjours à thèmes ou simplement au travers de massages ayurvédiques (dont le protocole diffère d’un spa à l’autre), la thématique est omniprésente et les techniques diffèrent d’une école à l’autre.

J’ai vécu cette expérience au cœur de l’Inde ayurvédique pour en comprendre les bénéfices… et identifier les bonnes pratiques intégrables en France de façon efficace.

Dans cet article, je vous donne les différentes étapes pour mettre en place une offre de soins ayurvédiques, expérience à l’appui !

Mettre en place une offre de soins ayurvédiques en France… Est-ce réellement possible ?

Au regard de mon expérience au cœur de l’Inde ayurvédique que je vous explique plus bas, j’ai constaté à quel point l’ayurvéda est LE système holistique dont beaucoup de spa et centres de bien-être rêvent en France.
Néanmoins, c’est un système à l’image d’une société qui n’est pas la nôtre avec une richesse et un vécu spirituels bien différents des nôtres.
Dans l’absolu, un massage ayurvédique hors contexte médical indien, hors prise en compte de l’état doshique* et de l’état émotionnel du client au moment du soin, sans choix de l’huile adaptée… ne peut pas se revendiquer comme étant de l’ayurvéda au risque de limiter voire dénaturer cette notion. * je vous explique tout plus bas !
En France, un massage ayurvédique sera en règle générale un massage plutôt dynamisant.
Alors, comment introduire de l’ayurveda dans vos établissements sans exagérer la promesse client ?

soins ayurvediques

1 – Essayez d’intégrer un consultant en ayurvéda dans votre offre de soins

Faire venir dans votre établissement un médecin ayurvédique à demeure semble compliqué.
En revanche, l’enseignement de l’ayurvéda s’est vulgarisé en France depuis plusieurs années.
Un certain nombre de personnes se sont formées à cette discipline. Il est donc tout à fait envisageable de mettre en place un partenariat avec un consultant en ayurvéda pour qu’il vienne à fréquence régulière – une fois par mois par exemple – réaliser des consultations ayurvédiques et ainsi initier cette démarche avec vos client(e)s.
Vous apporterez une véritable valeur ajoutée à votre offre de soins en créant de la différence et en proposant une véritable approche spirituelle de l’ayurvéda.

2 – Expliquez, expliquez, expliquez…

Pour que vos clients s’approprient la dimension ayurvédique et en comprennent l’enjeu global, expliquez l’esprit, expliquez les soins, expliquez la vision globale de ce système séculaire…
De nombreux ouvrages de vulgarisation existent sur le sujet. Vous pouvez donc sans souci vous former, rédiger un petit support de présentation ou quelques phrases d’explication sur le sujet.

Je vous donne quelques pistes plus bas dans l’article.

Faites-le découvrir à vos équipes qui seront certainement ravies de découvrir ces traditions de bien-être dans le monde et de le transmettre aux clients.
Là encore, vous créerez vraiment de la différence. Compte tenu de la dimension très complète de l’ayurvéda, vous serez amené(e) à donner des conseils de nutrition, de style de vie, d’activité sportive…
Par la même occasion, vous endosserez un véritable rôle de « conseillère bien-être » ce qui ne fera que renforcer l’accompagnement de vos praticiennes et finalement, aideront ainsi à mieux vendre des produits.

3 – Vous voulez vraiment investir cet univers de l’ayurvéda ? Spécialisez-vous et imaginez un plan d’action marketing et commercial sur cette thématique.

De nombreuses marques communiquent sur les rituels du monde invitant ainsi à découvrir différentes traditions de beauté originaires de diverses régions du monde.
Si vous souhaitez aborder l’ayurvéda dans sa globalité, sans vous limiter au seul aspect des soins, compte tenu de la diversité proposée, vous pouvez imaginer toutes sortes d’animations :

  • une soirée avec une diététicienne et des consultations mensuelles individuelles par exemple,
  • une initiation au yoga dans une salle ou un studio de yoga proche de chez vous avec une offre couplée « soin + cours de yoga »…

Vous pouvez faire de même avec un coach sportif…
L’ayurvéda est un sujet qui intéresse de plus en plus de monde, vous trouverez forcément des professionnels dans votre entourage qui seront sensibilisés sur le sujet et qui auront envie de développer leur activité sur cette thématique.
Et compte tenu de la dimension très « complète » de l’ayurvéda et des domaines de la vie quotidienne concernés, avec un peu d’imagination, vous pourrez rapidement devenir le lieu sympa où on ne se retrouve pas uniquement pour faire de soins, mais pour partager des moments qui font du bien, et ça aujourd’hui ça n’a pas de prix !

Partir en cure ayurvédique au Kérala : les bonnes astuces…

Il est désormais assez simple de partir faire une cure ayurvédique dans de bonnes conditions et sans avoir besoin d’être un routard émérite.
Quelques conseils utiles
Un lieu de cure :
le Poovar Resort, situé sur l’île de Poovar, un resort indien abritant un « Ayurveda Village » où vous trouverez des soins authentiques et de qualité, du calme et de la douceur de vivre…
Un tour-opérateur spécialisé : l’Agence Zen & Go  qui propose une offre de lieux sélectionnés par leurs soins et qui ont géré à merveille l’annulation de mon vol pour cause de faillite par la compagnie aérienne une semaine avant le départ ;
Une compagnie aérienne : Emirates Airlines, qui assure un Lyon-Dubai-Trivandrum bien pratique…
Un livre (le plus simple pour une première approche très pratique toute en douceur) : Mon cahier ayurvéda, Le lifestyle bien-être sur mesure, d’Elodie Figgé, Editions Solar

cure ayurvédique

Focus : J’ai testé la cure ayurvédique en Inde du Sud……

L’Ayurveda en quelques mots

Une médecine millénaire…mais un engouement très actuel.

L’ayurveda, littéralement « science de la vie », est une médecine apparue il y a de très nombreuses années (-3000 avant Jésus-Christ) en Inde.
En quelques mots et de façon très simplifiée (les spécialistes m’excuseront, mais là n’est surtout pas l’objectif de l’article…), l’ayurvéda a pour ambition de « prévenir plutôt que guérir ». C’est un système de santé global où le corps, l’esprit et « l’âme » sont considérés comme un tout.
En d’autres termes, il s’agit de cette approche holistique dont toutes les marques et tous les centres de bien-être ou presque, en France et à l’étranger, nous parlent depuis maintenant quelques années.

Le prana, c’est la vie

Sans partir sur un discours trop théorique, il n’est pas raisonnable de mettre en avant les vertus « ayurvédiques » de vos soins et cures sans connaître quelques fondements théoriques sur l’ayurveda. Cette dernière fonde sa vision du monde sur le Prana, cette énergie vitale fondatrice qui anime le monde en général et le corps des individus en particulier. Le Prana anime l’esprit, met en mouvement le corps, permet les échanges entre les différentes cellules.

Et la respiration

Bref, le Prana c’est la vie. Et pour le faire circuler et le dynamiser, on utilise notamment des exercices de respiration et de Pranayama que les pratiquants de yoga connaissent bien. Voici donc une première notion essentielle…et une première illustration concrète de l’approche holistique de l’ayurvéda et de ce que vous pourrez imaginer en matière de prestations associées.

Côté individu, le corps, l’esprit et l’âme

L’ayurvéda considère l’individu sous ses trois dimensions :

  • le corps en lui-même -élément physique de chair et d’os-,
  • l’esprit (associant les 5 sens, la mémoire, l’intellect, l’égo…)
  • et l’âme qui est notre partie cachée, la plus « pure », état de sérénité absolue où l’individu est complètement aligné avec ses convictions et son « moi profond ».

Ces trois dimensions se superposent, ce qui explique que l’ayurvéda cherche à soigner le corps, mais également à harmoniser nos émotions et nos énergies pour se rapprocher de l’âme, cette situation d’alignement « optimal » avec nous-mêmes.

Le Prakruti ou la constitution de base de l’individu

Pour parvenir à cet objectif ambitieux, l’ayurvéda analyse chaque individu de façon unique au travers de sa constitution de base, celle de notre naissance, appelée Prakruti ou constitution doshique.
Cette notion est essentielle, car la définition de cette composition « originelle » permet de savoir ce vers quoi nous devons « tendre » et va conditionner les recommandations de massage, de nutrition, d’activités sportives et plus globalement de mode de vie que nous devons suivre. Très simplement, les éléments de cette constitution sont les trois doshas :

  • Pitta, énergie de transformation (feu + eau) ;
  • Vata, l’énergie cinétique (air+ éther) ;
  • Kapha, l’énergie de cohésion (air + eau).

Chaque individu est un savant dosage de ces 3 doshas qui constituent sa prakruti en mode idéal, l’état où notre santé globale est optimale. Néanmoins cet état idéal est très difficile à atteindre et nous sommes plus souvent en état de déséquilibre également appelé Vikriti. L’objectif est donc de se rapprocher de notre Prakruti le plus possible en suivant au mieux les recommandations d’alimentation et de mode de vie préconisée.
Je me répète, cette approche théorique est très simpliste. Mon objectif ici est de proposer l’approche la plus vulgarisée possible sur la partie théorique.

L’ayurvéda, un pavé dans le spa ?

L’ayurvéda est entré dans le spa via le massage du même nom qui est un des éléments de mode de vie préconisés par l’ayurvéda.
En effet, le massage ayurvédique stimule et relance les énergies pour ramener de l’harmonisation dans le corps. En France celui que nous connaissons et que les praticien(ne)s Bien-être apprennent est généralement l’Abhyanga, plus rarement le Vishesh. Mais l’Ayurveda utilise également d’autres massages, souvent moins connus en France, tels que le Shirodhara, l’Udwartanam, le Padabhyangam…

Le yoga et l’alimentation comme autres éléments fondamentaux

À ce premier élément de mode de vie s’ajoute le yoga, partie intégrante de l’ayurvéda. Sa pratique permet également d’aller vers l’apaisement mental garant d’un maintien de l’individu en bonne santé.
Sans oublier bien entendu l’alimentation également bien codifiée dans ce système.

En résumé, cette approche considère le physique, le mental et l’émotionnel comme un tout, elle associe alimentation et recommandations sur le sommeil et l’activité physique. Cette rapide présentation nous permet de comprendre l’engouement par le monde occidental pour cette vision de la santé holistique.

La cure ayurvédique, ça se passe comment ?

soins ayurvédiques

Une étape cruciale : la définition de la Prakruti…assez différente de ce qu’on propose en France

À mon arrivée à l’Ayurveda Village de Poovar, la première étape consiste en un entretien avec le médecin ayurvédique, le Vadya.
Objectif : définir la constitution doshique « théorique », qui me caractérise en état d’équilibre ainsi que mon état de déséquilibre actuel (puisqu’en ayurvédique, tout est déséquilibre…) pour me prescrire les soins, l’activité physique et l’alimentation adaptés.
Pour cela, il me fait remplir un long questionnaire avec de nombreuses questions liées à ma personnalité plus qu’à mon état de santé à proprement parler : ce que j’aime ou n’aime pas faire, ce qui compte pour moi en amitié, mes caractéristiques physiques… jusqu’à mon activité sexuelle !
Différence flagrante avec ce qu’on nous propose en France dans les livres d’Ayurveda : le questionnaire est très complet, très détaillé, et ne se limite pas à des critères physiques tels que couleur de peau, couleur et type de cheveux, appétit…
Cette première étape est fondamentale, car elle permet au Vadya de discuter avec son patient sur la base de ces éléments, d’approfondir certains points avec des questions plus personnelles et de comprendre notamment l’état émotionnel dans lequel celui-ci se trouve à l’instant donné.
Dans mon cas, il m’explique que je suis Pitta-Vatta et m’explique comment cela se traduit dans mon comportement quand je suis en déséquilibre.
Je suis surprise de constater à quel point une personne qui ne me connaît pas personnellement et que je rencontre pour la première fois dans une société différente de celle dans laquelle j’évolue tous les jours, à plusieurs milliers de kilomètres de chez moi, est capable de me parler aussi justement de mes ressentis actuels et de mon mode de fonctionnement habituel.
Cette première étape est donc bien différente de ce qu’on nous propose parfois en France.


Les soins : un programme complet, mais adapté quotidiennement selon mon humeur du jour

Sur la base de cet échange, le médecin me prescrit un programme de deux heures de soins par jour incluant pratiquement tous les jours le fameux Abhyangam, mais également le Shirodhara, l’Udwartanam, le Padabhyangam…
Dans sa version authentique, l’Abhyangam est très différent de ce que nous vivons en France : c’est un massage très dynamique, composé de frictions, de percussions claps, points et coques, et de mouvements circulaires sur tout le corps (notamment sur la tête) sans sens de rotation précis. On est vraiment sur une action très dynamisante de réharmonisation des énergies.
Le massage est très huilé, réalisé avec une huile chauffée, à très fort pouvoir glissant, dont la composition dépendra chaque jour de l’état doshique dans lequel je me trouve, état que le médecin aura évalué au travers de l’entretien préalable que nous avons tous les matins quand j’arrive en soins. Dans un premier temps, je suis assise sur un tabouret et on me frictionne la tête, les cheveux (assez longuement et avec énormément d’huile), le dos et les genoux.
Puis la praticienne me fait m’allonger sur une grande table en bois (très large et bien entendu non réglable en hauteur !) pour continuer son massage sur l’ensemble du corps. Les Indiennes ne massent pas comme nous, l’énergie et la force viennent des muscles du bras et de la main, pas de leurs postures de massage. Cela dit, le massage reste très physique et très tonique.
Chaque séance de soin est initiée par ce même massage qui peut être suivi d’un massage complémentaire encore plus vigoureux réalisé avec les pieds (là, on est dans le très très tonique…) où le client est allongé par terre sur un matelas et la praticienne se tient à une corde au plafond pour se stabiliser et ainsi pouvoir masser vigoureusement avec ses pieds sans se déstabiliser.
Le bain de vapeur se réalise dans une petite cabine en bois dans laquelle on s’assoit et dont juste la tête dépasse. Réalisé après le massage à l’huile, c’est le Svedana.
Le Shirodhara consiste quant à lui en un massage où le client est allongé sur le dos et la praticienne fait couler sur son front, selon un rythme régulier, de l’huile chaude (parfois mélangé à du lait, ce qui rend l’odeur parfois très « spéciale ».) Il est utilisé pour apaiser le mental, améliorer ainsi la qualité du sommeil et détendre profondément le système nerveux.
Le Garshana est un massage vigoureux réalisé à sec à base de préparation de poudres et d’herbes ayurvédiques qui travaille sur les canaux énergétiques du corps appelé en ayurvéda les nadis. Là encore, l’objectif est l’élimination des déchets de la peau et des toxines accumulées dans le corps.
La séance se termine systématiquement par une douche, car la quantité d’huile est telle que le client ne peut pas repartir ainsi.
La sieste post-soin est obligatoire, car entre la chaleur, le décalage horaire des premiers jours, mais surtout la vigueur des soins prodigués, le moment est salvateur…
Le programme est fixé pour les dix jours, mais chaque matin le médecin me reçoit pour me demander comment je vais et ajuste avec la praticienne, le cas échéant et selon mes réponses, les soins de journée.

Alimentation, lifestyle : des éléments indissociables des soins en ayurvéda

Lors de notre premier entretien, le médecin m’explique que compte tenu de ma composition doshique, je dois privilégier certains éléments (notamment certaines épices) et en éviter d’autres.
Dans mon cas, il s’agira de ne pas alimenter encore plus l’élément Feu, très présent en moi, par des mets chauds ou réchauffants, des substances excitantes comme le thé que je bois pourtant régulièrement, ou par des activités physiques trop intenses qui ne seraient pas suivies d’un pranayama de retour au calme…
Exit également les douches trop chaudes et le manque de régularité dans la prise de repas, car le Pita a une composition qui brûle beaucoup d’énergie et qui en a donc besoin pour rester équilibrée…
Côté alimentation, la cuisine ayurvédique, complètement végétarienne là où je me trouvais (pas de viande, pas d’œuf, pas de poisson), est très riche en saveurs grâce aux très nombreuses épices que les cuisiniers indiens maîtrisent parfaitement.
En début de semaine, après définition de ma prakruti, le médecin me remet un petit livret listant une cinquantaine de plats indiens. Il coche ceux qui sont adaptés à ma constitution doshique.
Par un système de numéros attribués à chaque plat, je peux ainsi me repérer au buffet chaque matin, midi et soir, pour savoir ce que je peux manger et ce qui ne m’est pas conseillé.
Des eaux chaudes à base de fruits ou de légumes – carottes, concombres, mangue…- sont proposées tout au long de la journée, ainsi que des eaux infusées d’épices -cumin, cannelle, coriandre, curcuma…-.

Le sucre est également exclu sous toute autre forme que les fruits, autorisés le matin et à l’occasion du déjeuner uniquement.
En toute sincérité, le premier jour, je me suis dit que je ne tiendrais pas et j’ai commencé à regretter de ne pas avoir ramené quelques plaquettes de chocolat noir dans mes valises, persuadée que le sucre me manquerait.
Mais là encore, magnifique vertu de la cuisine ayurvédique, je me suis rendu compte que ce goût sucré dont je pensais avoir systématiquement besoin à chaque fin de repas n’était en fait qu’une illusion du cerveau.
Superbe nouvelle pour l’accro au sucre que j’étais.
J’ai ainsi appris que, quels que soient les mets, au-delà des aliments, c’est le respect de leur énergie et la façon de les cuisiner et d’en rehausser le goût qui créent la diversité dans la tête et dans nos papilles.
Sans oublier bien sûr la dimension « santé » de cette alimentation. Ces 10 jours sans autre sucre que les fruits, sans dessert le soir, sans viande, sans œuf et sans poisson m’ont permis d’adapter de façon définitive (et sans effort surhumain !) mon alimentation une fois rentrée en France.

Côté mode de vie, l’association Pita-Vata ayant besoin de beaucoup d’ancrage pour ne pas trop se disperser et ne pas s’épuiser, physiquement et moralement, le médecin me conseille certes de me dépenser, mais surtout de pratiquer des activités telles que le yoga ou la méditation qui vont me permettre voire même « m’obliger » à me poser dans mon quotidien et dans mes actions les plus banales du quotidien. Sans oublier le respect du sommeil, essentiel en ayurveda, car chaque dosha a ses heures privilégiées d’endormissement et de réveil.
Les respecter ou a minima s’en rapprocher le plus possible serait l’idéal.
Ainsi, dès le premier jour, le médecin me prescrit quotidiennement de l’ashwagandha, également appelé ginseng indien, une plante très connue dans la pharmacopée indienne qui a le mérite de me faire dormir comme un bébé et de peupler mon sommeil de rêves de toutes sortes (mais les Indiens m’ont expliqué que quand on rêve, c’est qu’on est bien détendu !)

La cure ayurvédique en Inde, à tenter ?

Même si traditionnellement, le conseil des médecins est de mener une cure ayurvédique sur 20 jours minimum pour en ressentir les bienfaits de façon pérenne, 10 jours constituent déjà une superbe approche, car

  • cela permet d’appréhender le système ayurvédique dans sa globalité, en comprenant mieux la théorie -les doshas, la prakruti…- et en intégrant ses différentes composantes de vie -alimentation, massages, activités physiques…-
  • 10 jours « au calme » (les soins sont souvent placés en milieu de journée et nécessitent généralement une pause récupération juste après donc il ne faut pas s’imaginer partir en excursion tous les jours…) permettent vraiment de se poser, de prendre le temps de manger, de lire le livre qu’on a commencé il y a six mois et dont on essaie désespérément de dépasser le deuxième chapitre…). Ce premier effet « immédiat » de repos absolu est vraiment essentiel pour les personnes actives qui ont du mal à se poser au quotidien ;
  • le Kérala est une région tropicale où la végétation est luxuriante, le sable est blanc, la faune est spécifique à ce lieu, et où l’hospitalité indienne est une véritable tradition.
    Au-delà de la seule cure ayurvédique, le contexte géographique et humain dans lequel j’ai réalisé cette cure n’est ni plus ni moins que celle d’un club de vacances haut de gamme où vous ne cuisinez pas, vous ne faites pas le ménage… Bref où vous vous laissez vivre.
    Et quand on a pour quotidien des journées bien chargées en travail et durant lesquelles nous sommes sur-sollicitées par notre entourage (ce qui est le cas, je pense, de la majorité d’entre nous…), vivre un tel break n’a pas de prix. Donc si l’ayurveda vous intrigue, n’hésitez plus, vous ne serez assurément pas déçu !

 

 

Pour aller plus loin, contactez Florence Kowalski

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